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Commentaire sur la politique publique en matière d’intelligence économique

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La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a présenté mercredi 8 Décembre en Conseil des Ministres, les trois grands axes de la politique publique en matière d’intelligence économique : 

«Veille stratégique», «compétitivité de l’économie française» et «sécurité économique des entreprises». 

Il s’agit pour l’état de mettre en place une véritable stratégie afin de contribuer à la croissance de l’économie ainsi qu’à la création d’emplois sur le territoire national. 

Plus généralement, dans un contexte d’économie mondialisée et de concurrence débridée, c’est une nécessité pour tout dirigeant de veiller à la mise en place, dans son entreprise, d’une politique active d’intelligence économique. 

Le 3ème axe qui consiste à renforcer la sécurité économique des entreprises et des établissements de recherche face aux menaces qui peuvent peser sur elles notamment en matière de propriété intellectuelle, retient particulièrement notre attention. Il concerne notamment les secrets d’affaires, c’est-à-dire toutes les informations stratégiques de l’entreprise, par nature sensibles, comme un fichier clients, un business plan, les modalités d’un partenariat, une étude de R&D…  Ces informations sont malheureusement trop souvent imparfaitement sécurisées, et les conséquences pour l’entreprise et son personnel peuvent être dramatiques. 

Si une modification des comportements est nécessaire, celle-ci ne peut cependant être efficace que si elle s’appuie sur des outils et des processus éprouvés. 

Une loi devrait trés prochainement compléter les textes existants afin de poursuivre pénalement et civilement quiconque vole ou divulgue les informations clés d’une entreprise.

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2 Commentaires

  1. Blot-Lefevre - Philippe

    14 décembre 2010 à 21:03

    C’est en effet une excellente nouvelle que nous a annoncé M. Olivier Buquen, le délégué interministériel en charge de l’intelligence économique, successeur en quelque sorte de M. Alain Juillet. Ainsi la France s’élève-t-elle au niveau des grandes nations en matière de SECRET DES AFFAIRES.

    Mais si cette législation apparaît (enfin), c’est qu’elle s’est avérée nécessaire… avec les nouvelles technologies et leur extension mondiale permettant à chacun, faute de prouver qui a réellement commis une fuite d’information numérique, d’obtenir le bénéfice du doute devant un tribunal.
    Mais avec cette nouvelle loi, le mieux étant l’ennemi du bien, n’y-at-il pas un risque d’obtenir un effet contraire à celui souhaité: encore plus de responsabilité égale encore plus de sécurité; et un blocage total de l’information.
    Autre question à venir : comment va-t-on juger que telle information est un secret des affaires, et pas telle autre ? Quelles moyen mettra-t-on à la disposition des collaborateurs pour s’indiquer respectivement le droit d’usage des informations lorsqu’ils les échangeront numériquement ; pour s’éviter l’un ou l’autre, la faute du secret professionnel ?
    C’est précisépent à cette problématique que répond la gestion du droit d’usage de l’information (DLM = Digital Legal Management) proposé par HUB2B, en associant systématiquement un « droit d’usage » à chaque document échangé entre deux utilisateurs. Le droit d’usage étant l’objet d’une tracabilité, il a de surcroit l’avantage de responsabiliser les utilisateurs; donc disculper ceux qui respectent la règle; finis les effet domino de responsabilité vers la gouvernance et les mandataires sociaux !
    Pour plus de détail concernant cette question, visitez les sites de la FIDIM ( http://www.FIDIM.EU ) site officiel des DOCUMENT & INFORMATION MANAGERS, et celui du DLM : http://www.hub2b.com .

    Philippe Blot-Lefevre
    Risk Manager de l’information
    Consultant en gestion du droit d’usage documentaire

    Répondre

  2. Blot-Lefevre - Philippe

    9 janvier 2011 à 15:40


    (
    http://blogs.lesechos.fr/intelligence-economique/nouvel-article-a4731.html)

    Dans un même ordre d’expérience, j’ai rencontré nombre d’entreprises qui, victimes d’espionnages et d’autres indiscrétions du genre, se sont empressées d’étouffer l’affaire pour ne pas alerter clients, fournisseurs, partenaires et actionnaires ! L’issue est généralement, lorsque le coupable est démasqué, de le licencier avec une petite indemnité « de silence » et surtout, une belle lettre de recommandation pour qu’il retrouve vite du travail. Ca évite au collaborateur indélicat de trainer avec son lot de secrets à dilapider et c’est un cadeau empoisonné pour la concurrence.
    En matière de compensation de la perte de valeur informationnelle, il y n’a qu’un peu de recours et aucune solution. Seule la prévention compte ! Et la prévention, commence par l’information des utilisateurs du droit d’usage qu’ils ont pour chaque type d’information en fonction de leur rôle (on ne peut pas reprocher à quelque’un de faire quelque-chose qui ne lui était pas explicitement interdit) + la protection des intrusions étrangères au service ».
    Philippe Blot-Lefevre
    http://www.editea.com/editea/droit_dusage_protection_de_linformation_numrique/index.html

    Lien : Droit d’usage et protection de l’information numérique (ed. Editea)

    Répondre

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