La modernité numérique : le choc des civilisations

15032011

Le 21ème siècle sera numérique ou ne sera pas. Tel pourrait être le nouvel aphorisme paraphrasant celui d’André Malraux à propos du fait religieux. 

La révolution de Jasmin en Tunisie a été la première du  nouveau Millénaire à utiliser et à déployer à un tel niveau les moyens numériques de communication. 

Internet, à travers l’utilisation massive des médias sociaux est devenu une arme redoutable,  certes beaucoup plus pacifique que les armes conventionnelles, mais non moins létale pour les dictateurs. 

Et c’est sans doute ce que l’histoire retiendra. 

Un peuple, uni dans une même volonté d’en finir avec un régime clanique qui avait mis en coupe réglée un pays depuis des décennies, a utilisé la technologie numérique comme un outil d’émancipation jeté à la face du monde. 

Le peuple Egyptien et dans une moindre mesure le peuple Libyen  se sont engagés dans la même voie. Avec des fortunes diverses, mais l’Histoire est en marche. 

Ce qui a parfaitement fonctionné en Tunisie et en Egypte, au point de s’étendre chaque jour davantage à travers le Maghreb et le Moyen Orient, cette modernité numérique qui fait de chaque citoyen du monde un acteur en puissance de sa destinée, a transformé ces millions de comptes Facebook et Twitter en avant-garde des légions de la démocratie. 

Au même titre que l’apparition de l’écriture il y a près de 4000 ans a transformé la destinée Humaine et que Gutenberg à la Renaissance, a révolutionné la transmission des savoirs avec l’imprimerie typographique,  les moyens numériques de communication  nous permettent de franchir une nouvelle étape. Celle de l’information immédiate, accessible au plus grand nombre. Cette information qui ne se soucie pas des conventions en usage dans les Chancelleries et qui s’affranchit de la temporalité et des distances. 

Bref, une information libérée qui unit dans un même élan les peuples du monde et qui induit de facto un nouveau choc des civilisations, entre ceux qui disposent de ce nouvel outil et ceux qui n’en disposent pas encore. 




L’économie mondiale retrouve confiance en l’avenir et la France se met à espérer

8032011

Même si le titre de ce billet est un peu optimiste, compte tenu des disparités constatées d’un continent à l’autre, les chefs d’entreprises industrielles ont rarement été aussi confiants en l’avenir. 

Après la terrible crise conjoncturelle et structurelle que nos économies viennent de traverser, le climat mondial des affaires calculé par le Centre de prévisions de l’Expansion a atteint un niveau record au mois de Février. Il dépasse même les pics atteints en 1994 et en 2004  et laisse présager une croissance de l’économie mondiale de l’ordre de 4,5 %  pour 2011. 

Pour autant, cette embellie concerne essentiellement les Etats-Unis et l’Europe. Avec on le sait, d’importantes disparités au sein même de la zone Euro. Et cette croissance de l’économie mondiale, si elle devait se confirmer, risque également de produire un renchérissement des prix des matières premières industrielles et agricoles. Avec comme conséquence immédiate d’affaiblir davantage les pays les plus fragiles. 

Avec une croissance prévisionnelle de son PIB de 0,8% au 1er trimestre 2011, la France semble engagée sur la bonne voie. Mais les chiffres ne sont que des indicateurs. Ils doivent se concrétiser sur le terrain, notamment en matière d’emplois. Or le nombre de chômeurs, dans notre pays comme dans la plupart des pays de la zone Euro reste dramatiquement élevé. 

L’évolution du PIB étant un facteur déterminant du taux d’emploi, l’heureuse conjonction que nous pouvons entrevoir entre une confiance qui serait retrouvée et l’évolution positive de ce même PIB se matérialisera t-elle favorablement sur le front de l’emploi ? 




Capitaux sans frontières et croissance du monde

8032011

Le cabinet américain McKinsey évalue à 100 milliards de dollars, le montant des crédits qui risquent de faire défaut à l’économie mondiale pour poursuivre son développement dans les 10 années à venir. 

Entre les pays émergents et les pays développés, la compétition pour l’accès aux capitaux disponibles promet d’être rude notamment pour les projets de développement d’infrastructures qui sont un enjeu majeur pour les pays concernés. 

Au même moment, une étude du Conseil économique et social des Nations Unies nous alerte sur les risques d’une « bombe démographique » à moyen terme. 

Certes les projections sont établies à l’horizon 2050 mais les chiffres évoqués donnent à réfléchir. 

Jusqu’à présent, l’ONU envisageait une stabilisation de la population mondiale à 9 milliards d’individus dans les 40 années à venir, en se basant sur un taux moyen de fécondité de 1,85. 

Ce taux est aujourd’hui proche de 4,29 dans les pays émergents les moins avancés. 

Dans ces conditions, comment assurer un développement qui soit aussi équitable que possible entre les nations compte tenu par ailleurs des capacités de notre planète ? 







Fidel T. CAPO-CHICHI |
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