Accueil Mondialisation L’entrepreneuriat: une réponse à la crise ?

L’entrepreneuriat: une réponse à la crise ?

4 min lues
0
0
164

Près d’un an après le début de la crise Grecque et après de multiples sommets internationaux, la zone Euro est toujours au bord du gouffre. Et ni les 110 milliards injectés par l’Union Européenne et le FMI,  ni les plans de rigueur imposés au gouvernement Grec n’ont amélioré la situation du pays. Quant aux agences de notation et aux marchés financiers  ils accroissent chaque jour leur pression, tant en Grèce que dans toute la zone Euro. Après la Grèce, l’Irlande et le Portugal, l’Italie et l’Espagne sont aujourd’hui dans le collimateur des milieux financiers. Demain, ce sera sans doute au tour de la France, de subir de plein fouet l’ire de ces mêmes marchés.

Confrontés à la dérive incontrôlée des comptes publics, terrorisés par la puissance des marchés et des agences de notation, les dirigeants Européens hésitent sur la conduite à tenir, et restent enfermés dans leurs contradictions et la préservation de leurs intérêts nationaux. Alors que les perspectives de croissance de la zone Euro viennent d’être drastiquement revues à la baisse et frôlent la récession, il est plus que temps d’agir avec pragmatisme et détermination. Au-delà des mesures conjoncturelles, c’est toute notre architecture économique qui est à reconsidérer. 

 On dit parfois que la France  a inventé le mot « entrepreneur ». Heureux vocable qui n’a cessé d’être repris dans de nombreux pays, en particulier aux USA et en Grande-Bretagne. Dans sa définition usuelle, l’entrepreneur est celui qui prend le risque de porter un projet et de le mettre en œuvre. Dans un pays qui est pourtant (à tort ?) réputé pour être peu « entreprenant », on ne peut que saluer l’initiative de ces jeunes entrepreneurs venus porter leurs doléances au Président Sarkozy lors du dernier G20. Selon l’économiste Autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950), le moteur du progrès économique n’est pas la croissance des acteurs en place, mais leur capacité à innover. En ce sens, les entrepreneurs sont des innovateurs et des créateurs de valeur. Notons qu’en France, les entreprises de moins de 5 ans d’existence représentent près de 15 % de la valeur ajoutée du pays. 

En ces temps de crise majeure, c’est une donnée qu’il convient de ne plus ignorer. 

  • De la gestion de crise à l’adaptation de circonstance

    Les restructurations commencées dans les années 70 comme les reconversions industrielles o…
Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Philippe Dieudonné
Charger d'autres écrits dans Mondialisation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Consulter aussi

De la gestion de crise à l’adaptation de circonstance

Les restructurations commencées dans les années 70 comme les reconversions industrielles o…