Accueil Juridique et Ethique Management éthique : les bonnes pratiques

Management éthique : les bonnes pratiques

1 min lues
3
0
316

Il n’est pas toujours facile de concilier management et éthique. Certaines situations peuvent parfois conduire un manager à adopter une posture en contradiction avec ses valeurs. Dans ces conditions, quelle attitude peut-on adopter ?

Ne pas tout accepter de sa hiérarchie : en période de crise plus encore, la tentation peut être grande de se mettre dans des postures dont la justification tient essentiellement aux difficultés du moment. Il convient cependant de rester lucide sur les limites que l’on se doit de refuser de dépasser.

Garder la maîtrise des processus : s’assurer des moyens employés pour atteindre les objectifs assignés limite les risques de dérive.

Faire preuve de transparence : jouer « cartes sur table » permet d’envoyer un signal fort à ses interlocuteurs en leur indiquant clairement les limites à ne pas dépasser.

Et si malgré tout vous constatez que l’on vous demande de cautionner certaines pratiques contraires à vos valeurs, il n’est peut-être pas inutile de vous mettre à l’écoute du marché …

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Philippe Dieudonné
Charger d'autres écrits dans Juridique et Ethique

3 Commentaires

  1. Guillaume QUINTIN

    21 décembre 2011 à 14:05

    Bonjour Philippe…

    Que voilà un billet riche en sources de réflexion!!!

    « Management éthique: les bonnes pratiques »… Rien que le titre!
    « Management éthique » est déjà en soi lourd de sous-entendus… Y-aurait-il, a contrario, un « management non éthique »? Pourrait-on diriger (durablement, c’est à la mode) des Hommes en ne respectant pas de règles clairement affichées?
    Pour ma part, j’en doute! Vous ne pouvez pas conduire des équipes, des Hommes, si vous affichez « blanc » et que vous faites « noir »… Même « gris clair » n’est pas longtemps tenable!
    Vous ne pourrez pas obtenir l’engagement et l’implication de ceux que vous prétendez diriger si vos actes et vos paroles ne sont pas à l’unisson! En un mot, si vous n’êtes pas « congruent ».
    A la limite peu importent les valeurs qui fondent votre action, votre entreprise, pour peu que vous les partagiez et que vous les respectiez! Peu importe leur « moralité », leur « justesse », leur « bien fondé ». Ce qui compte c’est qu’elles soient partagées, afin que le deal soit « clair » dès le départ.
    Si le but de votre entreprise, quelle qu’elle soit, est « de vous en mettre plein les fouilles » et dans un temps record, annoncez le clairement! Partagez le avec vos équipes, et recueillez leur accord et leur engagement autour de cette vision… Ce sera le plus sûr moyen de réussir à atteindre votre objectif.

    En ce qui concerne « l’éthique », communément considérée comme une « morale » définissant un certain nombre de règles s’appliquant à un domaine particulier, ses valeurs, ses pratiques, je considère qu’elle est, dans l’entreprise, le socle, le fondement, d’un « code de conduite » et qui doit s’appliquer à tous, explicitement.
    Elle définit ce qui est acceptable ou non dans la mise en oeuvre de la mission/vision de l’Entreprise concernée…

    De fait, le décalage entre cette « éthique » et les comportements des managers provoque pas mal de dégâts: incompréhension, inquiétude, stress, voire pire, sont les résultats induits chez les collaborateurs qui perçoivent, consciemment ou inconsciemment qu’il y a « un bug »!

    Il va de soit que nous ne devons pas intégrer d’organisation dont les valeurs affichées, l’éthique, n’est pas conforme à nos propres valeurs. Il y a clairement un risque de rupture à terme: rupture du contrat avec l’entreprise, ou rupture « interne »…
    Tout signe de mal être, de souffrance au travail doit être analysé sous cet angle: « ma mission est-elle conforme aux valeurs affichées? » « N’est-on pas en train de me demander de faire quelque chose contraire à ce pour quoi je suis venu ici? » Et, enfin, « ma mission est-elle conforme à mes propres valeurs? » …
    Si les réponses sont « Non/Oui/Non: Fuyez!!!

    Guillaume QUINTIN
    Coach Professionnel
    http://www.globalquestcoaching.fr

    Répondre

  2. Marie-Line DUPUY

    7 juillet 2013 à 16:10

    Déjà le mot ‘éthique’ semble ne pas aller avec les termes : hiérarchie et management ..
    L’étique Humaine voudrait que chacun soit reconnu comme un maillon essentiel du Tout .. Je parlerais alors de « management et/ou hiérarchie fonctionnelle » … de co-gestion … pour cela il faudrait « former » non pas seulement à des techniques exploitables par l’entreprise mais surtout à  » l’autonome d’être  » dans le partage et le respect des individualité de chacun, dans la transmission de savoirs, d’expériences, d’acquis matériels et financiers .. Le mot Ethique alors pourrait s’apparenter a la notion de Fraternité UNiverselle.

    Répondre

    • Philippe Dieudonné

      7 juillet 2013 à 17:13

      L’éthique associée au management est un vrai sujet de réflexion dont le bornage étymologique et philosophique interroge.
      L’éthique est la science de la morale et des mœurs. C’est une discipline philosophique qui réfléchit aux finalités, aux valeurs de l’existence, aux conditions d’une vie heureuse …
      En cela, l’éthique est une quête d’idéal de société et nous conduit à réfléchir au sens que nous voulons donner à notre existence.
      En ces temps de mutations profondes et durables, il importe d’être conscient des valeurs que nous portons. Notamment dans l’entreprise.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Consulter aussi

Executive Education programs Africa by HUMANUM EXECUTIVE S.A.S.

Jean-Charles CROUIN, chargé de cours ESCP-ESSEC, Président de la commission Asie – P…