Management éthique : les bonnes pratiques

21122011

Il n’est pas toujours facile de concilier management et éthique. Certaines situations peuvent parfois conduire un manager à adopter une posture en contradiction avec ses valeurs. Dans ces conditions, quelle attitude peut-on adopter ?

Ne pas tout accepter de sa hiérarchie : en période de crise plus encore, la tentation peut être grande de se mettre dans des postures dont la justification tient essentiellement aux difficultés du moment. Il convient cependant de rester lucide sur les limites que l’on se doit de refuser de dépasser.

Garder la maîtrise des processus : s’assurer des moyens employés pour atteindre les objectifs assignés limite les risques de dérive.

Faire preuve de transparence : jouer « cartes sur table » permet d’envoyer un signal fort à ses interlocuteurs en leur indiquant clairement les limites à ne pas dépasser.

Et si malgré tout vous constatez que l’on vous demande de cautionner certaines pratiques contraires à vos valeurs, il n’est peut-être pas inutile de vous mettre à l’écoute du marché …




Les risques psychosociaux au travail

8072011

En France, il n’existe pas de réglementation spécifique à la prévention du stress au travail. Cependant, l’obligation générale d’évaluation et de prévention des risques porte également sur la « santé mentale » (Article L 4121-1 du code du travail).

A ce titre, l’évaluation et la prévention des risques psychosociaux doivent être mentionnés dans le Document Unique. 

L’évolution actuelle de la jurisprudence sur la responsabilité de l’employeur confirme « l’obligation de résultat » (cf. Cassation sociale, 5 mars 2008) et non plus la seule obligation de moyens.
Des textes spécifiques sur le harcèlement moral existent, notamment l’article. L. 1152-1 du code du travail qui stipule que « aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ». A cet égard, la jurisprudence a plusieurs fois confirmé le risque de sanctions pénales.

Au-delà de l’aspect réglementaire, ces textes nous invitent à une profonde remise en cause des principes d’organisation et de management qui prévalent dans certaines entreprises. 

Il ne suffit pas de signer un accord interne visant à la prévention des risques psychosociaux pour se dédouaner de toute responsabilité. Il faut agir en amont et se donner les moyens d’interpréter les signes avant-coureurs qui signent immanquablement une dérive qui peut être lourde de conséquences, pour les hommes comme pour les entreprises.

Ainsi, on estime à 3% du PIB le coût social des risques psychosociaux liés directement au travail. Soit l’équivalent annuel pour chaque salarié d’une dizaine de jours non travaillés !

Quant à la souffrance des hommes, elle est difficilement quantifiable et justifie à elle seule, pour la combattre efficacement, une remise en cause de nos modes de fonctionnement au travail.




Le Digital Legal Management: un enjeu juridique et éthique

26112010

L’utilisation exponentielle du web en général et notamment des réseaux virtuels, au premier rang desquels on trouve les réseaux sociaux comme Facebook,Viadeo,Twitter,Linkedin, le croisement de données qu’ils engendrent, rendent plus que jamais nécessaire le Digital Legal Management. Les enjeux sont colossaux et les coûts réels de l’absence de gestion de ce risque pour les particuliers comme pour les entreprises sont très largement sous évalués pour ne pas dire totalement ignorés. 

Des experts de plus en plus nombreux s’en font l’écho. La sécurisation des données qui circulent sur internet devrait être au cœur des problématiques de gouvernance d’entreprise. C’est malheureusement loin d’être toujours le cas…

J’ai repris ci-après, avec son autorisation, les propos d’un expert en droit d’usage du numérique : Philippe Blot-Lefevre (http://www.hub2b.com)

La première publication de cet article a été faite le 14/10/2010 sur le site « Document&InformationManager » ( https://dimanager.wordpress.com/tag/dlm

Le Président de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) Daniel Kaplan nous alerte dans son dernier livre « Informatique, Libertés, Identités » chez Fyp Éditions: « Nous avons fort à apprendre de notre propre vie privée à partir des données que possèdent de nous et sur nous, les entreprises. L’inquiétude est justifiée et une fois de plus, la sécurité informatique sera impuissante face à ce nouveau risque (avéré) ».
Pour éviter une telle atteinte à la liberté et ses conséquence incommensurables à la fois sur la vie privée des individus et sur la responsabilité (civile ou pénale) des gouvernances d’entreprises, le D&IM doit se rendre compte de deux aspects de la question :
1/ On n’arrêtera pas le Cloud Computing car on n’arrête pas le progrès,
2/ Le Cloud Computing va très naturellement et rapidement parvenir à réaliser la syndication, en temps réel, de nos données personnelles éparpillées chez nos fournisseurs.
Seule la gestion du droit d’usage de nos données (DLM = Digital Legal Management) nous évitera, sinon la constitution de telles syndications, l’utilisation des données sources, des données syndiquées et des données calculées. 







Fidel T. CAPO-CHICHI |
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